
Stratosphérique : où la grande conquête de l’espace se raconte loin des écrans et des récits de milliardaires, mais explose de poésie avec trois bouts de ficelle.
Le sujet ? ça commence comme une blague : « C’est l’histoire de deux mecs qui se sont perdus dans l’espace », et finit en véritable fable aérienne et philosophique. Boris et Kyril errent dans le néant à bord de leur capsule. Ils n’en peuvent plus d’ennui, d’angoisse et de solitude. N’en peuvent plus l’un de l’autre. Pire, d’eux-mêmes. Mais réagissent de manière diamétralement opposée : Boris s’abîme dans la mélancolie, quand Kyril se boursoufle d’égo. Leur seul contact avec la Terre : une femme, qui communique avec eux en visio, leur raconte l’actualité de notre planète, transmet des messages de scientifiques, des questions de petitous passionnés par l’espace. Eux répondent, entre légèreté et gravité, accompagnés par les notes d’un piano, et provoquent tantôt l’hilarité, tantôt la rêverie ou la tendresse. Cette fresque interstellaire pour petits et grands, qui se joue notamment dans un castelet d’1m sur 1m60, pourrait s’intituler « Comment faire rentrer l’infini dans 2m² ». Eh bien, avec des tuyaux, de la bidouille, des souffleries, du détournement d’objets, des mots-météorites. Et l’on pense à Apollinaire qui, comme Jeanne Candel, sait qu’il est toujours temps de rallumer les étoiles.
Mardi 16 mars 2027 de 19h à 19h55. Mercredi 17 mars 2027 de 18h30 à 19h25.
Tarif unique : de 6 à 18 €.