
Des pixels, deux corps qui dansent et une goutte de magie : où la recette de la grâce ne compte pas plus d’ingrédients - une danseuse, un danseur et le sortilège d’images vivantes, animées informatiquement, qui incarnent l’eau par des points lumineux.
Acqua Alta, c’est l’eau qui monte à Venise, celle qui submerge. Ici, point de lagune, mais une maison, décor minimaliste et cubique. Quelques accessoires figurent le quotidien - un aspirateur, un escabeau, un balai. Dans cette maison, une femme et un homme évoluent, duo dansé, virtuose. L’une aime le désordre, virevolte, efface les points blancs pixélisés sur la toile, qui représente un quatrième mur. L’autre remet en place. Accord en contraste, mais union. Un jour de pluie torrentielle, la vie du couple bascule. La femme disparaît, engloutie par une mer d’encre. Seuls restent ses cheveux. L’homme part alors en quête contre les éléments pour la retrouver. Véritable voyage aquatique, teinté d’un animisme numérique, Acqua Alta nous offre une expérience esthétique étrange et douce pour toute la famille. Loin de nous engloutir, ce spectacle sensible nous arme contre l’effondrement écologique et ouvre la possibilité d’un futur où la vie peut se réinventer malgré la catastrophe.
Mercredi 17 février 2027 de 18h30 à 19h25.
Tarif unique : de 6 à 18 €.