
Aller plus haut : où l’on fait rentrer un cirque sur la scène du théâtre, pour tenter une lévitation à 47 cm au-dessus du sol, apothéose d’un opéra-comique tendre et absurde.
D’abord fildefériste, jongleur, porteur sur vélo acrobatique, Olivier Debelhoir a joué sous une yourte, et le dit dès le départ : « J’ai pas les codes ». Après avoir hérité d’une pelle de son grand‑père, il devient funambule‑quelque‑soit le‑support. Depuis, sa quête n’a pas changé : flirter avec le vertige, même dans ses textes. La partition sent bon l’absurde, le loufoque, et le bonhomme aime jouer. Il ne se prive d’ailleurs pas de titiller ‑ gentiment ‑ le public : « Je vais tenter, sous vos yeux ébahis, avec trois bouts de bois, de fabriquer une montagne, un précipice, une crête, une ligne de vie, de la neige, la peur de la chute, le sommet pas si loin mais pas gagné quand même ». Vaste programme, qui nécessite l’aide de précieux acolytes : un régisseur plateau en armure de chevalier du XVe siècle, un piano et un accordéon pour jouer Space Oddity… Ni tout à fait cirque, ni tout à fait théâtre, La vie de ma mère célèbre en musique le décalage et la grandeur des exploits miniatures, pour une ascension farfelue et pleine de tendresse, à quelques centimètres du sol.
Mardi 2 février 2027 de 20h30 à 21h30.
Tarif unique : de 6 à 25 €.