
Sacrément sacré : où Nathalie Pernette donne raison à Nietzsche qui disait « Je ne pourrais pas croire en un dieu qui ne danserait pas ».
Wakan signifie « sacré » en lakota, langue sioux d’Amérique du Nord. Nathalie Pernette et ses six interprètes explorent le monde pluriel de la prière, en quête de ce qui nous transcende. Pour ce faire, la chorégraphe a sondé les traditions à travers le monde et les âges : fêtes dionysiaques de la Grèce antique, danses macabres du Moyen-Âge, kut coréen, tarentelles transalpines, transes amérindiennes… Loin de s’approprier les codes, elle a guetté les permanences, transfiguré la scène en espace de communion et de célébration. Le tout s’ancre dans notre présent : danse contemporaine, hip-hop, acrobatie et méditation rejouent les tours, oscillations, tremblements, balancements, circonvolutions propres au langage rituel, entre terre et ciel, saut et chute. Pièce maîtresse, la bande son s’alanguit tantôt en tempos lancinants, tantôt accélère, sur une ligne mélodique de gong, cloches, cymbales, cors de l’Himalaya, et chants incantatoires. 1h à la frontière du visible et de l’invisible, nimbée d’obscur, où l’esprit habite les corps, entre prouesse physique et intensité.
Mardi 26 janvier 2027 de 20h30 à 21h30.
Tarif unique : de 6 à 25 €.