
S’enjailler avec la grammaire : où Nour dynamite le patriarcat, et nous montre, Candide 2.0, que les mots, avec leur puissance émancipatrice, peuvent bâtir des imaginaires plus habitables.
« Pas um bille, pas um glaçon », voilà comment se présente Nour, tout juste débarqué·e en France, depuis que sa mère, linguiste à l’UNESCO, a été mutée d’Ustrilie. Késako l’Ustrilie ? Un pays où, 60 ans plus tôt, on a adopté une réforme de la langue : abandonnée la binarité du masculin et du féminin, l’Ustrilien pratique le neutre. Nour n’est donc « Pas um bille, pas um glaçon ». Mais voilà, pas facile de le faire comprendre à des Français·es, encore moins à des collégien·nes : les codes et les représentations de l’adolescent·e se heurtent aux stéréotypes de genre. Heureusement, il y a l’amitié. Avec Eli, qui refuse d’être Eliott, et le scarabée, ami imaginaire, digne des créatures de Miyazaki. Ode à la fluidité, à l’imaginaire et à la métamorphose, le décor épouse les états d’âme de l’adolescent·e - tantôt exigu, quand le collège oppresse, tantôt doudou-fourrure, quand le monde accueille chacun tel qu’iel est. Véritable chorégraphie et grammaire des corps libérés, Le Scarabée et l’océan torpille avec humour le poids patriarcal qui hante notre langue. Pour les jeunes et les moins jeunes !
Mercredi 20 janvier 2027 de 18h30 à 19h50.
Tarif unique : de 6 à 18 €.