
Huit femmes puissantes : où Leïla Ka libère les corps féminins, dans une énergie vitale et explosive.
Là où sa dernière création, Maldonne, cartographiait le corps contraint de la femme, jouant des indices d’une féminité archaïque - cuisses serrées, mains délicates, ventres gainés, sous lesquels sourdait une révolte criante - la célèbre chorégraphe Leïla Ka prend le contrepied. Avec Lullaby Shot, elle décorsète les gestes, exprime un désir de groupe, de troupe, voire de troupeau sauvage et bestial. Voilà ce qu’elle écrit : « Abandonner la retenue, la délicatesse feinte, le port de tête, la verticalité rigide, l’élévation artificielle. Prendre l’espace sans contrainte, […] rendre aux corps leurs poids, ne plus masquer l’effort, que ça vive, que la sueur soit visible. Des corps qui chargent. Une masse en tension qui se serre, s’écarte. Un essaim mouvant. » Pour accompagner cette libération ? Des basses, de l’électro, et le formidable travail de Laurent Fallot sur les lumières, qui embrasent les corps évoluant sur un plateau vidé de décor et d’artifices, envisagé comme un terrain brut, où tout peut advenir. Rendre au corps des femmes leur poids, c’est leur rendre leur pouvoir, et Lullaby Shot devient une fête sauvage et réjouissante célébrant cet « empouvoirement ». Compagnie Leïla Ka
Vendredi 13 novembre 2026 de 20h30 à 21h30.
Tarif unique : de 6 à 25 €.