
Le Centre de la photographie de Mougins est une institution dédiée à l’image fixe et en mouvement chargée de promouvoir et d’exposer les multiples tendances de la photographie contemporaine.
« Icônes : images fantasmées » s’inscrit dans un échange de plusieurs années avec le musée de l’Image, à Épinal, sous la direction de Christelle Rochette, qui a initié la réflexion autour du statut des images-icônes à partir de ses collections et d’ajouts contemporains. En 2024, l’exposition d’Épinal (du 24 février au 22 septembre) rendait compte des mythes et des légendes, des destinées hors du commun, de l’aura magnétique ou encore de l’adhésion des foules, pour mettre en lumière la fabrication de l’image, le fantasme de l’icône. Pour Mougins, le corpus d’oeuvres sélectionnées a été adapté, repensé à travers le prisme de l’industrie photographique et de son rôle dans ce besoin qu’a l’humanité de se projeter dans le corps d’un·e autre, pas n’importe quel autre, un être quasi divin, débarrassé de toute ambiguïté ou défaut, et, surtout, coupé du monde. Le monde contemporain est saturé d’images. Parmi elles, certaines acquièrent une force particulière jusqu’à accéder au statut d’icône. Issu du grec eikôn (« image »), le terme désigne d’abord les représentations sacrées de la tradition chrétienne orientale. Il s’est progressivement étendu au domaine profane pour qualifier des figures dont l’image semble dépasser l’existence même. Cette transformation repose autant sur l’image que sur ceux qui la regardent. L’icône n’existe que par une communauté d’adorateurs, de fidèles ou de spectateurs qui lui accordent une valeur symbolique, qui la contemplent, la reproduisent et contribuent à sa puissance. Elle devient le lieu d’une croyance collective, entre fascination, vénération et projection. Dans la tradition biblique, l’icône se distingue pourtant de l’idole. L’idole prétend enfermer le divin dans une forme visible. L’icône, au contraire, ne vaut que par ce qu’elle révèle de l’invisible, d’un au-delà fantasmé. Elle n’est pas adorée pour elle-même, mais comme le signe d’une présence qui la dépasse. Avec la photographie, puis le cinéma et les médias de masse, ce rapport aux images s’est profondément transformé. La reproduction mécanique a multiplié les figures susceptibles d’accéder au statut d’icône, du saint au héros, du martyr à la renaissance. L’exposition explore cette tension entre image et croyance, entre ceux qui sont représentés et ceux qui, par leur regard, leur admiration ou leur dévotion, contribuent à leur donner une existence autonome, hors du réel. L’organisation s’organise en douze chapitres prenant pour ancrage un personnage-icône : Le Christ : la vraie icône / Le Guerrillero Heroico / Marilyn, Norma Jean, Zelda Zonk / La main de Dieu ou la vie de Saint Diego / Mausolées / La transverbération de Padre Pio / La Beatlemania / Alias Johnny / BB. La nouvelle Ève / Diana et le treizième pilier / Le 18 juin, une parole en acte / Frida Kahlo ou le dolorisme mexicain. Ce projet est labellisé Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture et s’inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027.
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Vendredi 30 octobre 2026 à partir de 18h30. Vernissage. Du 31/10/2026 au 07/02/2027 le mercredi, jeudi, vendredi et les week-ends de 13h à 18h. Fermé le lundi et mardi. sauf les 1er janvier et 25 décembre.
Plein tarif : 6 €, Etudiant : 3 €, Groupe adultes : 4 € (Groupe à partir de 10 personnes). Gratuit pour les moins de 18 ans. Tarif groupe à partir de 10 personnes. Les visites commentées peuvent être réservées sans minimum de participants sous réserve de la disponibilité d’un.e médiateur.ice : 10 € / personne Les visites sont gratuites pour les groupes scolaires du mercredi au vendredi de 9 h à 17 h sur réservation par écrit à l’adresse : sbostanci@villedemougins.com Ticket couplé : Centre d’art de Mougins Visitez le Centre de la photographie et le Centre d’Art de Mougins avec un ticket couplé valable une journée. Tarif plein à 8 euros / Tarif réduit à 4 euros (pour les étudiants en dehors de la région PACA). Gratuité : 1er dimanche du mois, – de 18 ans, étudiants en région Sud, demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap avec un accompagnant, détenteurs de la carte ICOM / ICOMOS / CIPAC / Ministère de la Culture, adhérents de l’association des Amis du Centre, enseignants, journalistes, adhérents à la Maison des Artistes, journalistes, guides-conférenciers, visiteurs des Rencontres d’Arles.